Métaldéhyde : un anti-limace toxique à proscrire du jardin

Le métaldéhyde est un composé organique qui entre dans la composition des anti-limaces commerciaux (entre 3 et 6% en masse). Le composé agit sur les cellules du mucus et de l’appareil digestif. La mort du mollusque est rapide. Des traces de bave sont visibles. Mais devant la toxicité de ce produit, sachez qu’il existe des anti-limaces respectueux de l’environnement et bons marchés à base de Ferramol.

Propriétés du métaldéhyde

Formule moléculaire brute :C8H16O4
N° de CAS : [9002-91-9]
État physique : solide poudreux cristallin
Masse molaire : 176,21 g/mol
Point de fusion : 246 °C
Solubilité dans l’eau : 0,2 g/L à 20°C

Utilisation et toxicité du métaldéhyde :

Le composé est très toxiques pour les mollusques (limaces, escargots) mais aussi sur les animaux domestiques et les hommes.

Limace dans le jardin
Limace du jardin

Manipulation :
Éviter tout contact avec la peau. Porter un appareil de protection des yeux et, en cas de ventilation insuffisante, un appareil respiratoire approprié.

Toxicité :
Effets aigus : Ingestion (intoxication grave) : possibilité de nausées, vomissements, douleurs abdominales, fièvre, convulsions, coma et mort par défaillance respiratoire.

Effets chroniques (exposition régulière au produit)
Animal : ingestion (intoxication grave): possibilité de dommages hépatiques et de paralysie.

En alternative, comme indiqué précédemment, de nombreux produits à base de phosphate ferrique sont désormais disponibles. Ils agissent sur le système digestif des gastéropodes et limaces. L’action étant plus lente, les nuisibles ne sont pas visibles lors de leur mort.

Premiers soins en cas d’accident avec du métaldéhyde

En cas d’inhalation des vapeurs ou des poussières, amener la personne dans un endroit aéré. Si elle ne respire pas, lui donner la respiration artificielle. Appeler un médecin.

En cas de contact avec les yeux, rincer abondamment avec de l’eau et consulter un médecin.

En cas de contact avec la peau, laver la peau au savon et à l’eau. Si l’irritation persiste, consulter un médecin.

En cas d’ingestion, faire boire une grande quantité d’eau. Faire vomir la personne si elle est consciente, appeler un médecin.

Les données de cette fiche sont issues du service du répertoire toxicologique (CSST)

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